Douleurs Sans Frontières

“Nous sommes partout là où ça fait mal”

19 janvier 2010 - Nous connaître

Douleurs sans Frontières est une organisation non gouvernementale (ONG) française à vocation humanitaire œuvrant dans le domaine médical et plus précisément sur la prise en charge de la douleur quelle qu’elle soit.

Douleurs sans Frontières est reconnue d’utilité publique par le Conseil d’Etat français (décret du 10 novembre 2003).

Douleurs sans Frontières a été créée en 1996 par des médecins responsables de structures hospitalières françaises afin d’exporter leur savoir-faire :  le traitement de la douleur. La plupart avait acquis précédemment une expérience de la médecine humanitaire en intervenant pour Médecins du Monde, Médecins sans Frontières…..

La mission de Douleurs sans Frontières est de promouvoir, d’animer et de développer toutes les actions qui ont pour objet le diagnostic, les traitements et la prise en charge de la douleur dans les pays les plus défavorisés.

Dans un premier temps, l’activité de Douleurs sans Frontières s’est centrée sur les douleurs entraînées par les amputations et les traumatismes causés par les mines antipersonnel. Ceci explique le choix des premiers pays d’intervention : Angola, Cambodge, Mozambique.

Puis, ses activités se sont axées sur la prise en charge de la santé et de la douleur. Les interventions se sont élargies au champ des soins nécessités par les affections chroniques (Sida, cancer, …) des douleurs post-opératoires, des brûlés et de la malnutrition, et par les affections nécessitant des soins palliatifs.

Douleurs sans Frontières s’est attaché également à développer des programmes de prise en charge de la souffrance morale et psychologique des populations victimes, et notamment celle des enfants (souffrance des handicapés, détresses dans les orphelinats…).

HAÏTI

10 janvier 2010 - et vous ?, ils agissent

DOULEURS SANS FRONTIERES REAGIT…..

AIDEZ NOUS A AMPLIFIER NOTRE ACTION SUR LE

TERRAIN.

MESSAGE ALAIN SERRIE  le 25/01/10

- 3 équipes (membres de DSF) travaillent en ce moment.

- Dr Jean Marie Farnos (anesthésiste réanimateur) à la clinique Lambert de Péthionville.

- Les docteurs Antoine Langlois (psychiatre) et Alain Serrie (anesthésiste réanimateur)travaillent à la clinique Hôpital du Sacré Coeur (DDTI)

- le docteur Philippe Cléophat, néphrologue à Valence, il traite les patients amputés ou victimes d’écrasement qui présentent un crush syndrome (du à la décompression, conséquences gravissimes sur les fonctions vitales).

Il travaille DANS DES CONDITIONS DIFFICILES avec 6 reins artificiels, ce qui est insuffisant.

Il en faudrait au minimum deux de plus.

Une équipe de 2 infirmiers spécialisés dans les catastrophes naturelles arrivent mardi et travailleront dans les camps.

Les blessés sont très très nombreux, on compte parmi eux un nombre impressionnant d’amputés.

DU JAMAIS VU

Le centre ville est un gigantesque camp de réfugiés, les conditions d’hygiène y sont déplorables.

On travaille dehors, les lits sont à l’extérieur.

Les patients dorment dans la cour.

Les hôpitaux manquent de tout et il y a 3511291 personnes déplacées dans des camps au 17 janvier.

Les patients opérés ou ceux amputés ou fracturés n’ont aucun antalgique.

Beaucoup d’habitants errent en état de sidération .

Les gens dorment dans la rue à même le sol, devant leur maison détruite, quasiment tous ont perdu un membre de leur famille.

Encore beaucoup de cadavres sous les ruines et aucun moyen de levage, les conditions de vie sont déplorables, l’électricité, l’eau arrivent au compte goutte;

Il faut envoyer des équipes, on a besoin d’argent pour acheter du matériel, des médicaments.

AIDEZ NOUS… AIDEZ LES…

MESSAGE DU 28/01/10

Cet après midi vers 16 h en revenant de l’hôpital Diquini ou il y a eu plus de 45 amputations et il n’y a pas de morphine……………

Les interventions ont lieu dehors et les patients restent sous les tentes.

En se rendant dans les camps de réfugiés de « Carrefour Feuille » nous nous arrêtons (Dr A Langlois, Dr Philippe Cléophat Haïtien et moi) devant une cinquantaine de haïtiens dont une vingtaine sur les décombres d’une maison à coté de l’université Saint Gérard.

Nous pensons à des pillards, mais cela ne ressemblait pas aux pillages habituels. Je demande à Philippe Cléophat de voir ce qui se passe, la réponse : il y a quelqu’un de vivant sous les décombres. Nous allons voir. Une jeune fille de 16 ans est coincée, elle est à 2 ou 3 mètres en dessous une plaque de tôle et une dalle de béton derrière une sorte de minuscule couloir qui tourne sur la droite. Elle s’appelle Darleen et demande à ce que l’on prévienne sa famille.

Cinq ou six haïtiens essaie de déblayer à coup de massue.

L’atmosphère est tendue.

Ils sont nombreux sur les gravats.

J’appelle Lorenso Schiavi à l’ambassade  sur son portable en lui demandant l’intervention de la protection civile et les pompiers.  Au début il ne pensait pas qu’elle était vivante, en lui affirmant qu’elle l’était, je l’ai entendu dire :

« P—–, Alain, je raccroche et je fais le nécessaire »

Les secours sont arrivés vite. Ils ont sécurisé l’endroit

Le colonel des pompiers Fulla entre dans le trou avec ses hommes. Ils ressortent vers 18 heures avec Darleen très faible mais vivante prés de 2 semaines après le séisme.

On a feté ce sauvetage le soir avec une bière.

journée mondiale de lutte contre la douleur

12 octobre 2009 - Cambodge, nous agissons

12 Octobre 2009, Journée Mondiale de Lutte Contre la Douleur

Déjà l’an dernier, l’équipe DSF Cambodge avait souhaité lancer une première action en ce sens. Faute de temps, nous n’avions pu aboutir à une action nationale.

Cette année, il s’en est fallu de peu pour rater à nouveau l’occasion.

L’idée est la même que l’an passé : Et pourquoi on ne placarderait pas des banderoles avec un message de santé à la population. Dans les rues de Phnom Penh, ce serait génial mais impossible car pas assez de temps pour obtenir l’accord de la Municipalité. On va donc se contenter d’afficher une banderole sur la façade de chaque hôpital où la douleur est prise en charge à Phnom Penh comme en province, en collaboration avec DSF.

On s’y est pris vraiment au dernier moment mais avec la volonté de toute l’équipe…ça y est le Cambodge se joint pour la 1ère fois à cet évènement mondial.

4 jours !!! 4 jours pour tout lancer !!! C’est court mais on va y arriver !!!

Et c’est parti, toute l’équipe s’investit…

» Lire la suite…

Cambodge………Morceaux de vie………………..

25 août 2009 - Cambodge, nous agissons

Morceaux de vie.

Une route goudronnée.

Des maisons sur pilotis, des rizières, une pagode, des maisons, des rizières…

Par la fenêtre, je regarde les villages, les motos, les charettes, les écoles… Des morceaux de vie.

A l’intérieur de la voiture, un chauffeur, une traductrice, moi. De ce côté-là aussi, des morceaux de vie. Construits, à construire, en construction.

Entre Asie et Occident, entre sourires et rires, entre prudence et confiance, entre exigences et compromis…

Nous voilà.

Le courant passe, il alimente nos journées.

» Lire la suite…

Comment soulager Rachana et Panhavath?

19 juillet 2009 - Cambodge

Comment soulager Rachana et Panhavath?

A l’Hôpital National Pédiatrique (NPH)  de  Phnom  Penh  (CAMBODGE),

Douleur Sans Frontières intervient depuis novembre 2007 dans le but de restaurer l’autonomie et les capacités relationnelles des enfants douloureux, en améliorant la qualité de leur prise en charge au cours des épreuves douloureuses qu’ils subissent, par

  • une meilleure évaluation de la douleur de l’enfant ainsi que des symptômes d’inconfort
  • une adaptation du traitement médicamenteux et des techniques non médicamenteuses
  • une amélioration des connaissances et du savoir-faire des soignants de pédiatrie (soutien technique au lit du patient, stages pratiques, formation théorique…)

Qu’en est-il en 2009 ?

» Lire la suite…