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Arretons la douleur

Douleurs Sans Frontières alerte l’opinion et provoque un vaste mouvement pour qu’un vote de résolution à l’Assemblée Générale des Nations Unies afin d’obtenir le droit pour les peuples, quelque soit leur condition et leur culture, à disposer des moyens propres à prendre en charge la douleur, la souffrance et les symptômes de fin de vie.

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Morceaux de vie

Morceaux de vie.

Une route goudronnée.

Des maisons sur pilotis, des rizières, une pagode, des maisons, des rizières…

Par la fenêtre, je regarde les villages, les motos, les charettes, les écoles… Des morceaux de vie.

A l’intérieur de la voiture, un chauffeur, une traductrice, moi. De ce côté-là aussi, des morceaux de vie. Construits, à construire, en construction.

Entre Asie et Occident, entre sourires et rires, entre prudence et confiance, entre exigences et compromis…

Nous voilà.

Le courant passe, il alimente nos journées.

 

Une année de ma vie.

Une année de leur vie.

Toutes dédiées à … soulager les douleurs. Soulager nos douleurs.

Une entrée d’hôpital.

Un médecin m’attend. Je le connais bien maintenant.

Il me dit : « Julie. Je vous attendais ».

Toujours un sourire.

Il veut me parler d’une patiente. Il veut que je la vois avec lui. Il me demande mon avis ; il me donne le sien.

Nous sommes d’accord.

Il me sourit encore. Je lui rends son sourire.

Ou plutôt, nous partageons nos sourires.

Trois jours plus tard, je suis de nouveau sur la route. Autre direction. J’admire… l’extérieur de la voiture, l’intérieur de la voiture.

Leur monde, mon attachement.

Mon téléphone sonne.

La patiente est soulagée, elle voudrait rentrer chez elle.

Nous sommes d’accord.

La semaine suivante, de retour à l’hôpital.

Après les mêmes maisons, les mêmes rizières, les mêmes routes, le même chauffeur.

D’autres morceaux de vie.

La patiente est décédée quelques jours après être rentrée chez elle.

Le médecin me regarde.

Je guette ses réactions.

Il sourit. Il se tourne vers moi et j’entends : « Je crois qu’elle n’a pas souffert ».

Nous partageons nos sourires.

Et à travers eux… bien plus.

Julie Boisset, médecin DSF référent des sites en province.

25 septembre 2009

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