HAÏTI
18 mars 2010 - nous agissonsDOULEURS SANS FRONTIERES REAGIT…..
AIDEZ NOUS A AMPLIFIER NOTRE ACTION SUR LE
TERRAIN.
BILAN DE LA MISSION D’EVALUATION DE DSF .
L’évaluation faite dans les différents hôpitaux de Port-au-Prince et les camps improvisés où se sont réfugiés de nombreux haïtiens à permis de relever un nombre important de personnes présentant des douleurs aigues qui vont se chroniciser avec des répercussions bio-psycho-sociales. Les douleurs chroniques neuropathiques en rapport avec des compressions nerveuses périphériques ou centrales, les douleurs des amputés empêchant la mise en place de prothèse, les douleurs ostéo-articulaires des fractures fermées qui n’ont pas été traitées car non urgentes, les algodystrophies et causalgies sont très nombreuses.
Un grand nombre d’Haïtiens présentent un état de stress aigu avec un risque d’évolution vers un état de stress post-traumatique (PTSD) et des états de sidération / obnubilation. Les circonstances de ce séisme risquent d’engendrer également des désordres psychiques particuliers. En effet, le séisme est arrivée à l’heure de la sortie des bureaux, ainsi, il y a une forte proportion de familles qui ont été atteintes de manière partielle (un parent, une partie de la fratrie…) ce qui expose cette population à la survenue de deuils compliqués voir impossibles (lorsque le corps du défunt n’a pu être retrouvé). Il a été également relevé un fort sentiment de désespoir du fait de la destruction des principaux outils de travail et d’enseignement (il ne reste que 5% des écoles à Port-au-Prince, la plupart des Facultés ont été détruites comme de nombreux lieux de travail) exposant la population à un risque dépressif sévère et ainsi qu’à une consommation accrue de toxiques.
Concernant les moyens disponibles sur place, il n’y a pas de médecins de la douleur et il y aurait moins de dix psychiatres, pas de pédopsychiatre, et environ dix psychologues (avec un cursus validé) pour tout l’état d’Haïti. En ce qui concerne le volet psychique, l’hôpital psychiatrique de Port-au-Prince a été partiellement touché par le séisme et été déjà au préalable dans un état insalubre. Il a une capacité de 25 lits pour femmes et 45 pour hommes, il accueille en moyenne 100 patients en hospitalisation. Les praticiens exerçant ne sont pas en nombre suffisant, et n’ont que très peu de médicament à leur disposition. Les locaux ne sont pas adaptés. Il n’y a pas de structure de soins externe en Haïti. Il existe un autre hôpital Psychiatrique à Haïti, mais, il ne serait pas fonctionnel.
Extrait du rapport de mission Haïti, de Mr Alain Serrie, Président de DSF
Et de Mr Antoine Langlois psychiatre











