Douleurs Sans Frontières

journée mondiale de lutte contre la douleur

12 octobre 2009 - Cambodge, nous agissons

12 Octobre 2009, Journée Mondiale de Lutte Contre la Douleur

Déjà l’an dernier, l’équipe DSF Cambodge avait souhaité lancer une première action en ce sens. Faute de temps, nous n’avions pu aboutir à une action nationale.

Cette année, il s’en est fallu de peu pour rater à nouveau l’occasion.

L’idée est la même que l’an passé : Et pourquoi on ne placarderait pas des banderoles avec un message de santé à la population. Dans les rues de Phnom Penh, ce serait génial mais impossible car pas assez de temps pour obtenir l’accord de la Municipalité. On va donc se contenter d’afficher une banderole sur la façade de chaque hôpital où la douleur est prise en charge à Phnom Penh comme en province, en collaboration avec DSF.

On s’y est pris vraiment au dernier moment mais avec la volonté de toute l’équipe…ça y est le Cambodge se joint pour la 1ère fois à cet évènement mondial.

4 jours !!! 4 jours pour tout lancer !!! C’est court mais on va y arriver !!!

Et c’est parti, toute l’équipe s’investit…

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Cambodge………Morceaux de vie………………..

25 août 2009 - Cambodge, nous agissons

Morceaux de vie.

Une route goudronnée.

Des maisons sur pilotis, des rizières, une pagode, des maisons, des rizières…

Par la fenêtre, je regarde les villages, les motos, les charettes, les écoles… Des morceaux de vie.

A l’intérieur de la voiture, un chauffeur, une traductrice, moi. De ce côté-là aussi, des morceaux de vie. Construits, à construire, en construction.

Entre Asie et Occident, entre sourires et rires, entre prudence et confiance, entre exigences et compromis…

Nous voilà.

Le courant passe, il alimente nos journées.

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Comment soulager Rachana et Panhavath?

19 juillet 2009 - Cambodge

Comment soulager Rachana et Panhavath?

A l’Hôpital National Pédiatrique (NPH)  de  Phnom  Penh  (CAMBODGE),

Douleur Sans Frontières intervient depuis novembre 2007 dans le but de restaurer l’autonomie et les capacités relationnelles des enfants douloureux, en améliorant la qualité de leur prise en charge au cours des épreuves douloureuses qu’ils subissent, par

  • une meilleure évaluation de la douleur de l’enfant ainsi que des symptômes d’inconfort
  • une adaptation du traitement médicamenteux et des techniques non médicamenteuses
  • une amélioration des connaissances et du savoir-faire des soignants de pédiatrie (soutien technique au lit du patient, stages pratiques, formation théorique…)

Qu’en est-il en 2009 ?

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URGENCE CAMBODGE, hôpital National de Calmette, Médecine B

16 juillet 2009 - Cambodge, Missions et besoins, Nous connaître, nous agissons

Mobilisons-nous pour apporter une aide alimentaire aux

patients hospitalisés les plus vulnérables au Cambodge…

Jusque mi-2004, l’ONG « Médecins du Monde » (MDM) soutenait le service de Médecine B accueillant les indigents à l’Hôpital National Calmette, en plein cœur de Phnom Penh. Quand MDM a décidé de cesser ses activités dans ce service pour s’orienter vers d’autres structures de santé, DSF qui travaillait déjà en collaboration avec cette ONG dans ce service depuis quelques années a accepté de prendre le relais en partenariat avec ESTHER (Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière en Réseau).

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16h30, un vendredi, dans la salle de consultation douleur…

30 juin 2008 - Cambodge, nous agissons

16 heures 30, un vendredi, dans la salle de consultation douleur de l’hôpital de Svay Rieng. La vitre teintée offre des reflets vermeils au visage des patients se succédant en cette fin d’après midi.

Comme chaque personne dépassant le seuil de la salle, la vielle femme qui marquera ma mémoire orne ses traits d’un sourire gratifiant.

N’importe quel guide touristique estampillera le Cambodge du sceau de pays du sourire et je ne serai pas celui qui le démentira. Seule occasionnelle zone de non droit pour cette mimique : l’asphalte des rues de Phnom Penh où la courtoisie n’est pas toujours de rigueur. Bien loin quand même des mines figées d’une rame de métro un lundi à 7h30. » Lire la suite…

Douleur Soulagée…

24 avril 2008 - Cambodge, nous agissons

DSF intervient depuis novembre 2007 au sein de l’Hôpital National Pédiatrique de Phnom Penh en soutenant les pédiatres, chirurgiens et infirmiers qui ont suivi les formations à la prise en charge de la douleur enseignées par DSF.

Plusieurs missions d’expatriés (pédiatre, anesthésiste, infirmière) ont eu lieu à la fin de l’année 2007 et depuis début janvier 2008, j’interviens en tant que pédiatre référente douleur pour aider le personnel formé par DSF à appliquer les principes de prise en charge de la douleur. Chaque matin je me rends dans 4 services, et nous voyons ensemble les enfants douloureux qui posent des difficultés de prise en charge. Nous revoyons la manière d’évaluer la douleur, les moyens de soulager les enfants, avec des protocoles de prise en charge adaptés aux conditions locales, à l’aide des médicaments fournis par DSF.

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Cambodge : Résumé d’action Année 2007

23 avril 2008 - Cambodge, Missions et besoins, nous agissons

Le programme de DSF au Cambodge est axé sur trois objectifs principaux : D’’une part, il s’agit d’améliorer la qualité des soins en offrant une prise en charge de la douleur et des soins palliatifs dans le cadre d’une prise en charge globale centrée sur les patients et leur famille. D’autre part, il s’agit de former les soignants pour les rendre plus autonomes et ainsi pérenniser nos actions. Par cette formation un réseau de spécialistes sera créé, permettant une décentralisation de l’offre de soins la rendant plus proche donc plus accessible aux populations les plus démunies. Enfin DSF apporte également un appui technique et d’expertise au Ministère de la Santé du Cambodge.
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Une journée à Svay Rieng

19 mars 2008 - Cambodge, nous agissons

Le matin commence tôt au Cambodge. Au départ de Phnom Penh à cinq heures, s’il faisait toujours sombre, le trafic était déjà intense. Nous prenions la direction de Svay Rieng, une petite ville frontalière du Vietnam, au sud-est de Phnom Penh. Conduite en zig-zag entre les Toyota, camions, moto à bout de souffle et quelques Land Cruisers flambant neuf. 120 Km et deux heures de trajet nous attendaient. » Lire la suite…

L’équipe DSF-Cambodge et ses projets

19 mars 2008 - Cambodge, nous agissons


De gauche à droite

En haut : Piseth (pharmacien), Gwënola (pédiatre), Vanna (traducteur), Marion (pharmacienne), Samhat (comptable), Josselin (stagiaire en informatique), Heung et Vanna (chauffeurs)
En bas : Clément (médecin), Carole (infirmière), Céline (responsable des programmes), Chakrya ((traductrice), Katell (médecin coordinateur), Norn (femme de ménage), Meng (adminstrateur et Notre “Mac Gyver” du Cambodge)Nouvelles perspectives pour la mission Cambodge…

Après avoir oeuvré pour DSF durant 6 années, Mme AUK Phany, responsable des programmes, a quitté le navire le 31 décembre 2007 pour d’autres aventures.

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Revenir au Cambodge

25 février 2008 - Cambodge, nous agissons

10 mois jour pour jour après avoir quitté Phnom Penh, je suis de retour au Cambodge pour une mission mais de courte durée cette fois. Il s’agit bien d’un retour car j’ai eu la chance de travailler un an comme médecin coordinateur pour Douleurs sans Frontières au Cambodge entre Janvier 2006 et Février 2007.

Revenir, c’est une grande joie pour moi, cela veut dire retrouver les odeurs, les couleurs, l’ambiance de Phnom Penh, mais aussi et surtout revoir les gens que j’ai côtoyés au jour le jour pendant un an et observer l’évolution des projets sur le terrain.

Dès mon atterrissage à l’aéroport de Ponchentong (aéroport de Phnom Penh) me voilà plongée dans l’atmosphère animée de la ville. Sur la chaussée, je retrouve des mobylettes circulant dans tous les sens, des camions surchargées et toutes sortes de carrioles roulantes. Sur les trottoirs, les petits marchands de tout et rien côtoient les tables des bouis-bouis de rue, les réparateurs de moto sont installés à coté, des marchands d’essence au litre (dans des bouteilles de soda) ou des vendeurs d’aliments en tout genre (pain, pâtés chinois, fruits tropicaux). Je retrouve également cette chaleur moite qui vous colle à la peau.

Dès le lendemain matin, je prends le chemin de l’unité de soins palliatifs à l’hôpital Preah Ket Meleah. Cette première semaine, ma mission consiste à encadrer des stagiaires médecins. Ces médecins ont suivi les cours théoriques du diplôme universitaire (DU) sur la prise en charge de la douleur pendant 2 années universitaires et ils effectuent maintenant leur stage pratique. Ils participent à la première promotion du DU douleur organisé conjointement par l’université Paris VII, la faculté de médecine de Phnom Penh et DSF. La première partie de leur stage ils l’ont effectué il y a quelques semaines à l’hôpital pédiatrique. L’objectif du stage est de mettre en pratique ce qu’ils ont appris au cours de leur formation, de les aider à améliorer leur prises en charge des patients douloureux (évaluation et traitement). C’est également de leur faire appréhender les problématiques de la prise en charge des patients en fin de vie. Chaque médecin se voit attribuer un patient qu’il suit au jour le jour. Il est chargé de l’interroger, de l’examiner et de présenter à ses collègues l’observation clinique concernant ce patient. Avec Katell Ménard (médecin coordinateur de DSF-Cambodge), nous avons choisi les patients. Certains sont atteints de cancer, un patient de 41 ans a un cancer de l’estomac et présente beaucoup de douleurs et de gêne digestive, une dame de 73 ans a un cancer du pancréas avec de fortes douleurs abdominales. D’autres ont le SIDA, une jeune femme de 30 ans .présente des douleurs neuropathiques des membres inférieures dues à un des médicaments de la trithérapie. Les douleurs neuropathiques sont des douleurs dues à des lésions nerveuses, très invalidantes et relativement difficiles à soulager. Elles sont fréquentes au Cambodge, notamment chez les patients atteints par le SIDA. Elles sont liées à la fois au virus du SIDA et à la fois à certains médicaments de la trithérapie. Enfin, d’autres patients présentent des douleurs d’origine rhumatologique : fracture du col du fémur, lombalgies et tassement de vertèbres. Tous ces patients représentent un échantillon relativement représentatif du type de douleur des patients cambodgiens.

Cette semaine, j’encadre 6 médecins. Certains d’entre eux travaillent dans des consultations douleurs à Phnom Penh ou en province et ont déjà une certaine expérience sur le sujet. Pourtant il est toujours très formateur, même pour eux, de revoir des choses aussi importantes que l’interrogatoire et l’examen d’un patient. Les médecins khmers font souvent des diagnostics d’interrogatoire et prennent peu le temps d’examiner les patients. C’est l’occasion de leur ré-expliquer notamment l’examen neurologique (c’est-à-dire du système nerveux) d’un patient. Ils prennent beaucoup de soin à interroger finement leur patient et à préparer leur observation clinique. Je me rends compte qu’ils ont au cours de ces 2 ans d’enseignement réellement acquis des compétences et des habitudes de travail pour réaliser les observations de leurs patients. En Février 2006, lorsque j’avais recruté ces médecins pour le DU, aucun d’entre eux ne m’avait présenté une observation clinique concise et complète. Quel progrès ! Les présentations de ces cas de patients donnent lieu à de véritables discussions, sur les diagnostics et traitements mais aussi des questionnements éthiques (par exemple sur les indications de transfusion de sang ou de geste opératoire chez des patients en fin de vie). J’observe que ces médecins ont un réel désir d’apprendre, de bien faire, de prendre en charge correctement leurs patients douloureux. Ils sont aussi prêts à participer et à s’exprimer lors d’une discussion avec leurs collègues. Leurs progrès en 2 ans de formations sont réels. Cela me fait extrêmement plaisir.

Cécile BERNARD