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Encyclopédie de la douleur

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Article aléatoire : Syndromes régionaux douloureux complexes

 

Algodystrophie ou dystrophie sympathique réflexe et causalgie sont regroupés sous la dénomination de « syndromes régionaux douloureux complexes » ou « Complex Regional Pain Syndromes » ou CRPS. Cette classification récente est justifiée par le caractère inconstant et non permanent de l’interaction du système sympathique dans la gènése de la douleur. De plus, la notion de dystrophie n’est pas systématique. Désormais, on différencie les dystrophies sympathiques réflexes (anciennement algoneurodystrophies) comme étant syndrome régional douloureux complexe de type I (CRPS type I) et les causalgies comme étant syndrome régional douloureux complexe de type II (CRPS type II).

La douleur entretenue par le système sympathique (ou Sympathetically maintained Pain, SMP) peut être associée à ces deux syndromes. La douleur est en relation avec une activité efférente sympathique, celle-ci n’est pas une condition requise essentielle pour évoquer l’un ou l’autre de ces deux syndromes. Les étiologies sont multiples. Les syndromes douloureux qui sont améliorés par une thérapeutique sympatholytique spécifique peuvent être considérés comme entretenue par le système sympathique. Cliniquement, un même patient peut présenter des douleurs qui sont dépendantes et indépendantes du système sympathique. Celles qui sont dépendantes sont dites « Sympathetically maintained pain » ou SMP et celles qui sont indépendantes sont dites « Sympathetically independent pain » ou SIP.

 

Clinique :

Le syndrome régional douloureux complexe de type I se développe après un événement causal habituellement peu important (fracture, entorse, luxation, microtraumatismes répétées, lésion tissulaire ou immobilisation en rapport avec un infarctus du myocarde ou une hémiplégie vasculaire). Ce qui différencie les syndromes de type I de ceux de type II est le fait que le traumatisme responsable intéresse essentiellement l’appareil locomoteur ( le plus souvent traumatisme d’un membre ou d’une articulation) et qu’il n’existe pas d’atteinte du système nerveux périphérique ou central. L’examen clinique neurologique ne retrouve pas de troubles de la sensibilité dans le territoire douloureux, il ne s’agit pas d’une douleur par désafférentation sensitive.

 

Le syndrome régional douloureux complexe de type II se développe après une lésion nerveuse. Ce qui différencie les syndromes de type II de ceux de type I est le fait que le traumatisme responsable intéresse obligatoirement un nerf périphérique, une de ses branches ou un tronc. L’examen clinique neurologique retrouve des troubles de la sensibilité dans le territoire douloureux.