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Encyclopédie de la douleur

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Article aléatoire : Evaluation chez le sujet âgé et le non communiquant

Plusieurs facteurs sont susceptibles d’entraver l’évaluation correcte de la douleur chez les personnes âgées et particulièrement dans le grand âge : troubles de l’attention, états confusionnels, dépression, troubles du langage, de l’audition et de la vision et surtout les troubles de la mémoire et les autres atteintes intellectuelles retrouvées dans les processus démentiels (maladie d’Alzheimer et troubles apparentés).

L’interrogatoire du malade mais aussi de son entourage habituel (famille et soignants) est un temps indispensable. L’examen clinique demande plus de temps et de patience que chez un adulte plus jeune.

 

Les échelles d’auto-évaluation numérique, verbale simple, d’analogie visuelle (EVA), colorimétrique peuvent être employées chez les personnes âgées les plus jeunes et les plus autonomes. Elles sont souvent difficiles à utiliser, voire même inutilisables, chez les très âgés et notamment chez les sujets âgés institutionnalisés.

 

L’observation du comportement moteur et alimentaire, de la mimique faciale, des attitudes du corps dans le lit, des réactions aux changements de position et aux mobilisations doit être proposée lorsque les personnes âgées sont atteintes de processus démentiels évolués, (maladie d’Alzheimer, démence artériopathique ou autres troubles apparentés) ou lorsqu’elles sont en fin de vie, très affaiblies.

La famille, les infirmières, les aides-soignantes vont noter les modifications du comportement habituel, du visage et du corps.

 

Les échelles d’hétéro-évaluation sont les outils d’évaluation comportementale de la douleur chez les sujets âgés peu ou non communiquant : DOLOPLUS validée en 1999 et l’ECPA.