Mobilisons-nous pour apporter une aide alimentaire aux
patients hospitalisés les plus vulnérables au Cambodge…
Jusque mi-2004, l’ONG « Médecins du Monde » (MDM) soutenait le service de Médecine B accueillant les indigents à l’Hôpital National Calmette, en plein cœur de Phnom Penh. Quand MDM a décidé de cesser ses activités dans ce service pour s’orienter vers d’autres structures de santé, DSF qui travaillait déjà en collaboration avec cette ONG dans ce service depuis quelques années a accepté de prendre le relais en partenariat avec ESTHER (Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière en Réseau).
ESTHER se concentre sur la prise en charge des patients sidéens et DSF apporte son expertise à tous les patients douloureux ou en fin de vie.
Ce partenariat dans ce service de 55 lits permet aussi d’offrir une prise en charge globale gratuite à tous les patients ne pouvant payer leurs soins : Il s’agit d’une prise en charge, de la douleur, des frais de médicaments et d’examens complémentaires, d’un soutien social, de la formation des soignants, de fourniture de matériel médical, de la rénovation des bâtiments et d’un soutien alimentaire.
Pendant l’année 2005, une cuisine a été construite et des cuisinières embauchées. Depuis l’aide alimentaire apportée consiste à délivrer trois repas par jour adaptés aux goûts cambodgiens et à leurs habitudes alimentaires à l’intégralité des patients du service, chaque jour de l’année.
La distribution des repas dans ce service joue un rôle…
autant Médical, Sanitaire que Social :
[ Rôle Médical car une bonne alimentation améliore l’état général des patients et les aide à renforcer leurs défenses immunitaires, leur assurant une guérison plus rapide.
Lorsque nous sommes malades et douloureux, nous avons déjà peu d’appétit. Etre assurée d’une alimentation, considérée par les patients eux-mêmes et leurs familles comme appétissante et savoureuse, est un élément majeur de la convalescence.
[ Rôle sanitaire en améliorant l’hygiène générale du service et de ses alentours. Au Cambodge, très peu d’hôpitaux délivrent des repas à leurs patients ; les familles qui les accompagnent ont donc à leur charge de préparer, souvent dans l’enceinte de l’hôpital, des repas. Ceci s’accompagne de stockage de nourriture et d’ustensiles de cuisine dans les chambres et contribue à un état d’hygiène très insuffisant.
[ Rôle Social parce qu’en permet de délivrer des repas équilibrés à des patients souvent très pauvres. Ces patients viennent pour la plupart de province car les soins y sont gratuits. Au Cambodge la famille, souvent plusieurs membres, accompagne toujours le proche hospitalisé, pour se relayer à son chevet et lui assurer les soins d’hygiène et de confort. Ces familles ont souvent dépensé leur argent dans le transport ; le fait que l’alimentation pour le patient soit fournie dans le service est, pour elles, une charge financière en moins, ce qui leur permet d’être plus disponible pour le malade durant le séjour à l’hôpital.
Il y a deux ans, ESTHER prenait en charge les frais d’alimentation pour 30 lits du service au prorata du taux de patients sidéens hospitalisés dans le service (28% à l’époque). Aujourd’hui, ce taux est descendu à 10% et par conséquent, leur participation financière pour cette ligne budgétaire pourtant essentielle diminue tous les ans.
Le budget de DSF pour cette ligne n’est pas suffisant pour satisfaire les besoins alimentaires des patients restants à charge : d’autant que la durée moyenne de séjour étant passée de 15 à 10 jours de 2007 à 2009, le nombre total de patients a croit de presque 40% (+50 patients par mois).
L’an dernier, nous avons dû faire quelques concessions sur la qualité de l’alimentation afin que ce service continue d’être disponible pour tous, sans discrimination.
Malgré la crise financière mondiale qui touche les prix à l’achat des aliments de base, DSF refuse cette année de baisser encore la qualité et la quantité des plats.
C’est pourquoi DSF Cambodge fait un appel aux dons aux particuliers
pour tenter de maintenir cette activité nécessaire et essentielle
au bénéfice des patients pauvres hospitalisés.
Céline LEBOST
Responsable des programmes DSF






