Pendant des siècles et maintenant encore, la médecine ne s’est préoccupée qu’avec ignorance et même avec un certain dédain de la douleur physique et morale des hommes.
La douleur peut être si invalidante qu’elle interdit ou empêche toute vie sociale et professionnelle pour celui qui souffre. La douleur devient une source d’exclusion supplémentaire et un facteur d’inégalité sociale. Le malade n’est pas l’unique victime. Sa famille doit surmonter la douleur morale et la désorganisation qu’induit l’apparition de la maladie, le monde du travail de son coté subit, l’absentéisme.
En 1995, Alain Serrie, médecin à l’Hôpital Lariboisière entouré de quelques confrères, crée Douleurs sans Frontières. ” La lutte contre la douleur est universelle et il est nécessaire de transmettre à tous les connaissances acquises dans ce domaine” (Alain Serrie).
Douleurs Sans frontières oeuvre dans le domaine médical et plus précisément sur la prise en charge de la douleur quelle qu’elle soit. Centrant d’abord ses activités sur la prise en charge des douleurs causées par la guerre ou par les catastrophes naturelles, Douleurs sans Frontières a élargi ses interventions aux soins que nécessitent les affections chroniques (sida, cancer….), les douleurs post-opératoires (brûlés)… et même les grandes douleurs subies par certains au quotidien.
Douleurs Sans Frontières a développé des programmes de prises en charge de la souffrance morale et psychologique des populations victimes, notamment les enfants.
Douleurs Sans Frontières depuis sa création a pris en charge plusieurs centaines de milliers de patients dans le monde et a dispensé des milliers d’heures de formations aux équipes médicales locales.
La lutte contre la douleur ne doit ni être oubliée, ni s’arrêter.
Douleurs Sans Frontières présente à l’assemblée générale de l’ONU dès la fin 2008 un projet de résolution visant à promouvoir la prise en charge des douleurs trop souvent rendue impossible, par manque de moyens, par ignorance, croyance ou par négligence tout simplement. Cette résolution doit permettre de constituer une «Commission Douleurs» dont l’objet sera de mettre en place une prise en charge adaptée des douleurs dans les états membres.
Pour donner plus de poids à sa demande, Douleurs sans Frontières lance dès le 20 octobre 2008, Journée Mondiale de la Douleur, un appel à signature des citoyens français pour approuver cette action.





